HORROR ZONE

21 novembre 2017

BLOOD RAGE

Classé sous slasher — horrorzone @ 1 h 57 min

vignette Blood RageRéalisateur : John Grissmer. Nationalité : USA. Année : 1987. Titre Imdb : Blood Rage. Titre original : Blood RageTitres américains alternatifs : Nightmare at Shadow Woods, Slasher.

Acteurs principaux : Louise Lasser, Mark Soper, Jayne Bentzen, Julie Gordon.

Genre : horreur. Sous-genre : slasher. Ma note : 06/20.

Synopsis : Un petit garçon commet un meurtre gratuit et fait accuser à sa place son frère jumeau. Dix ans plus tard, tandis que le frère innocent s’est échappé de l’hôpital psychiatrique où il était interné, le jumeau meurtrier est rattrapé par ses démons.

Blood Rage est le deuxième et dernier film réalisé par John Grissmer, qui avait débuté comme producteur et coscénariste sur le film d’horreur psychologico-sunaturel La malédiction nuptiale (1973) avant passer à la mise en scène avec le thriller horrifique False Face alias Scalpel (1977). Il est depuis devenu romancier.

Outre des apparitions dans quelques téléfilms, Mark Soper, qui joue le double rôle des jumeaux, s’était surtout fait connaître en interprétant un second rôle dans le film de George Roy Hill Le monde selon Garp (1982). Il a par la suite joué notamment dans le film de vampires The Understudy: Graveyard Shift II (1988) – la séquelle de Central Park Driver – et dans le soap Côte Ouest, où il a interprété un personnage récurrent durant 11 épisodes. Blood Rage demeure le seul film où il apparaît dans un rôle principal. Le rôle de la mère est défendu par Louise Lasser, actrice qui s’était fait connaître à la fin des années 60 / début des années 70 par ses rôles dans plusieurs films de Woody Allen – dont elle était l’épouse à l’époque – et en jouant le rôle titre dans la série Mary Hartman, Mary Hartman (1976). Ultérieurement au présent film, on a pu la voir, entre autres, dans la comédie dramatique Happiness (1998), dans la comédie romantique Fast Food Fast Women (2000) et dans Requiem for a Dream (2000).

Tourné en 1983, Blood Rage ne connut qu’une distribution limitée en salles en 1987 sous le titre Nightmare at Shadow Wood, expurgé d’une bonne partie de ses scènes gore. Il fut distribué au cours de cette même année en vidéo, dans sa version d’origine, sous le titre Blood Rage.

Blood Rage, c’est en quelque sorte une version slasher du mythe d’Abel et Caïn. Enfants, Terry et Todd, censés dormir à l’arrière de la voiture, surprennent leur mère en plein ébats avec son amant durant la projection d’un film dans un drive-in. Les deux gamins s’extirpent alors discrètement du véhicule et Terry trucide soudain un couple d’amants batifolant dans une voiture voisine. L’apprenti assassin a la présence d’esprit de refiler l’arme du crime à son frère, tenu pour le meurtrier et bientôt interné dans un établissement spécialisé. 

Le postulat est en lui-même peu crédible… Et les développements de l’histoire ne le seront guère davantage ! Dix ans après le drame originel, Terry, apprenant au cours de la même soirée la nouvelle du futur mariage de sa mère avec son beau-père et l’évasion de son frère de l’hôpital psychiatrique, se lance dans une escapade meurtrière, [spoilers] trucidant tour à tour les deux médecins lancés à la poursuite de son frère, son beau-père, une voisine et l’amant de celle-ci, puis ses propres amis… [spoilers] ; des meurtres, comme il se doit, très graphiques : main tranchée à la machette, corps perforé avec la même arme, victime sectionnée en deux, une autre décapitée… 

L’ennui c’est que cette épopée meurtrière s’avère totalement artificielle. On ne sait pas vraiment si l’élément déclencheur de cette furie est l’annonce du mariage ou si c’est juste l’aubaine offerte par la l’évasion de Todd, qui va permettre à Terry de multiplier les meurtres gratuits en toute impunité, puisque c’est son frère qui en sera rendu responsable. Dans les deux cas on n’y croit pas. Le comportement de Terry est beaucoup trop calculé et cynique pour donner le moindre crédit à la thèse d’une folie traumatique déclenchée par l’annonce du mariage de sa mère. Et l’idée d’un meurtrier très bien intégré au sein de sa famille et de son groupe d’amis, qui attend sagement durant dix ans l’opportunité de les trucider, ne convainc pas davantage. 

Alors que le thème de la gémellité offrait un potentiel de mystère et d’ambiguité, le film se contente de délayer bêtement l’idée de l’opposition entre le gentil jumeau que tout le monde prend pour le méchant et le méchant jumeau que tout le monde prend pour le gentil. L’intérêt du film s’en trouve rapidement limité.

Restent le portrait de la mère complètement à la ramasse, un bon thème musical hi-NRG typique de l’époque à laquelle a été tourné le film, et un final paroxystique [spoilers] au cours duquel la mère finit par tuer l’un de ses fils… mais pas celui qu’elle croit ! [spoilers]

Dans le même genre : Halloween.

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LE LIQUIDATEUR

Classé sous Psycho-killer,slasher — horrorzone @ 1 h 06 min

vignette Le liquidateurRéalisateur : John Murlowski. Nationalité : Afrique du Sud. Année : 1989. Titre Imdb : Return of the Family ManTitre original : Return of the Family Man.

Acteurs principaux : Ron Smerczak, Liam Cundill, Terence Reis.

Genre : horreur. Sous-genre : slasher, psycho-killer. Ma note : 08/20.

Synopsis : Quelques vacanciers qui ont loué à leur insu la maison familiale d’un serial-killer notoire, deviennent la proie de ce dernier qui vient de s’évader. 

Le liquidateur est le premier film de John Murlowski, qui en a tourné 17 autres depuis, alternant films horrifiques (Amityville – Darkforce, Black Cadillac, Une femme piégée, Freeway Killer, Meurtre à la carte) et… comédie familiales (Agent double, Santa with Muscles, Richie Rich: Meilleurs vœux, A Golden Christmas, Christmas Mail). Depuis 2003, il intervient comme producteur sur la plupart de ses films. Sur celui-ci, il est à la fois réalisateur et scénariste.

L’acteur britannico-sud-africain Ron Smerczak, qui joue le rôle titre, était auparavant apparu, dans un petit rôle, dans le film de prison de femmes britannique Flagellations (1974), puis dans une poignée productions sud-africaines telles que le drame historique Torn Allegiance (1986), le film d’aventures Scavengers (1987), le thriller écologique Toxic Effect (1989) et le film d’action American Eagle (1989). Il a depuis joué des seconds rôles dans des films pour la plupart d’action, parmi lesquels American Ninja 4: The Annihilation (1990), Cyborg Cop (1993), Firefall (1994), avec Eric Roberts et Jeff Fahey, Dangerous Ground (1997), avec Ice Cube, et Who Am I ? (1998), avec Jackie Chan. Le liquidateur reste cependant le seul film où son nom figure en tête d’affiche.

Probablement conscient de l’ineptie et de la banalité de son sujet, le réalisateur-scénariste choisit de le traiter sur un mode ouvertement fantaisiste. La séquence d’ouverture annonce la couleur : alors qu’il livre des pizzas, Alden, l’un des jeunes gens se retrouve pris au milieu d’un règlement de compte entre truands et recherché à la fois par les truands et la police ! Il se réfugie chez son ex-petite amie et l’actuel copain de celle-ci, qui acceptent de l’emmener avec eux pour ce qui devait être un week-end en amoureux dans une maison qu’ils ont louée. A peine ont-ils eu le temps de découvrir l’état déplorable de la maison qu’ils y sont rejoints par un groupe de touristes étrangers emmenés un improbable tandem de guides composé d’une bimbo sophistiquée et d’un punk neurasthénique, auxquels la maison a également été louée. Les personnages décident finalement de cohabiter, même après que le vieux pompiste local leur a appris que la demeure n’est autre que celle d’un serial killer qui a défrayé la chronique, surnommé le liquidateur des familles. Evidemment ce qu’ils ne savent pas, c’est que le fameux liquidateur vient tout juste de s’évader et qu’il se dirige à présent vers son ancienne maison !

En attendant son arrivée, le scénario multiplie les saynètes humoristiques : les commerces de la bourgade qui se ferment les uns après les autres au nez petit groupe – Libby la bimbo chauffarde ayant bousillé lors de son arrivée l’antenne qui devait permettre aux habitants de recevoir enfin le câble ! -, la partie de base-ball des garçons, dont Vicki prédit chacun des gestes, la confection par Libby d’une mixture sous le regard peu convaincu de ses comparses, la tentative laborieuse du groupe de se prendre une photo… Même alors qu’ils ont découverts que le tueur les a rejoints, la séquence nous montrant la confection d’armes et de pièges par les personnages pour se défendre conserve cette tonalité légère et bon enfant pour le moins décalée. Le tueur lui-même semble avoir les attributs d’un personnage de dessin animé : les épaules et la tête enflammés, il ne hurle même pas et parvient à s’éteindre d’un geste de la main avant de poursuivre de plus belle son entreprise d’extermination !

Commis hors-champ, les meurtres ne donnent pas lieu à des visions d’horreur graphique. Le meurtre très gore de l’un des personnages, dont on devine que le tueur lui a précipité la tête sur un mixeur en marche, n’est que suggéré – ce qui n’enlève d’ailleurs rien à son impact. L’horreur réside ici davantage dans les mises en scène macabres du tueur, qui a l’étrange habitude de disposer ses victimes autour d’une table.

La réussite du très improbable stratagème échafaudé par les derniers survivants pour anéantir le tueur vient encore renforcer l’impression que le cinéaste assume totalement l’invraisemblance de son film. Le parti pris est amusant, mais on sent avec ce film qu’en cette fin des eighties, le genre slasher est bel et bien sur le retour…

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LE SINGE DU DIABLE

Classé sous Surnaturel — horrorzone @ 0 h 35 min

vignette Le singe du diableRéalisateur : Kenneth J. Berton. Nationalité : USA. Année : 1984. Titre Imdb : The Devil’s Gift. Titre original : The Devil’s Gift

Acteurs principaux : Bob Mendelsohn, Vicki Saputo, Struan Robertson, Bruce Parry.

Genre : fantastique. Sous-genre : surnaturel. Ma note : 08/20.

Synopsis : Un singe mécanique offert à un enfant déclenche une série d’incidents mortels dans l’entourage de celui-ci.

Le singe du diable est le premier film réalisé par Kenneth J. Berton, qui n’en tournera qu’un seul autre, Les Nouvelles aventures de Merlin l’Enchanteur (1996), un film fantastique constitué de deux sketches, dont le second n’est autre… qu’une version remontée du présent film ! Derrière le projet du Singe du diable se trouve en fait un binôme composé par Kenneth J. Berton et José Vergelin. Si la mise en scène est assurée par le premier, la production, le scénario et le montage le sont en commun, tandis que Vergelin a par ailleurs hérité des postes de réalisateur de seconde équipe, cadreur additionnel et directeur de production.

Les acteurs du film étaient tous des débutants et n’ont guère fait parler d’eux par la suite. Bob Mendelsohn, qui incarne le personnage de David, a joué des personnages secondaires dans deux téléfilms peu connus et a fait de brèves apparitions dans les séries Falcon Crest et Nightingales. Bruce Parry, qui joue le personnage de Pete, le voisin, et qui est également crédité ici comme concepteur de maquillages et effets spéciaux et machiniste, a quant à lui décroché deux rôles principaux, mais dans des films très peu vus (The Last Roommate, 1985 et T-Shirt Maniacs,1986).

L’intrigue du Singe du diable ressemble beaucoup à celle du Singe, nouvelle de Stephen King parue en 1985 dans le recueil Brume mais qui avait été publiée pour la première fois en 1980 dans le magazine Gallery. Le nom de Stephen King n’étant pas mentionné au générique, le film a donné lieu à des accusations de plagiat.

Le singe du diable s’ouvre sur une séquence d’horreur purement gothique relatant les circonstances de la mort, par une nuit d’orage, d’une vieille femme vivant seule dans un manoir, tandis qu’elle s’adonne à une séance de spiritisme, sous le regard d’un petit singe automate. Aux antipodes de cette entrée en matière, la suite nous ramène dans une paisible banlieue pavillonnaire où une famille recomposée (un père, son petit garçon et la fiancée du premier) mène une vie tranquille, jusqu’à l’irruption dans le domicile du singe en peluche, offert par Susan – la belle-mère – au petit garçon pour son anniversaire. Dès lors les incidents se multiplient, d’abord insignifiants, puis plus graves, avec le déclenchement d’un début d’incendie qui provoque la mort du chien et bientôt les tentatives de Susan, possédée, de tuer le petit garçon.

La responsabilité du jouet dans la série d’incidents ne faisant aucun mystère, le récit est très prévisible. On s’attend à ce qu’au moins le scénario nous donne quelques éléments sur l’historique du jouet, sur la nature du démon qui l’habite et sur les raisons de sa hargne. Mais l’ébauche d’enquête menée par David – le père – auprès du brocanteur chez lequel Susan a acheté le jouet ne nous en apprend pas davantage. Aucune explication ne sera apportée à l’envoûtement du jouet, ni à son lien avec la vieille dame tuée au début du film, des éléments qui auraient pu apporter quelque relief à cette histoire qui en manque beaucoup !

David, envisage très (et même un peu trop) vite la piste surnaturelle et s’en remet aux conseils d’une médium, dont il suit les recommandations au pied de la lettre, ce qui nous vaut au séquence involontairement comique au cours de laquelle il tente à plusieurs reprises de faire tomber par mégarde le singe dans un sac, parce qu’il ne faut surtout pas, lui a dit la médium, que le jouet se rende compte qu’il cherche à s’en débarrasser ! Des stratagèmes d’autant plus grotesques que le jouet, inanimé hormis sa faculté de frapper ses cymbales, est tout sauf impressionnant !

Curieusement, le personnage du voisin, pourtant omniprésent, ne joue finalement aucun rôle important dans l’histoire. Par ailleurs, l’absence de certains bruitages (la voiture totalement silencieuse de David) est un peu perturbante.

Finalement, au milieu de cet ensemble un peu plan-plan, seuls surnagent les séquences troublantes montrant Susan attenter à la vie du petit garçon et les cauchemars surréalistes de David.

Dans le même genre : Jeu d’enfant, La revanche de Pinocchio.

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LE TUEUR DE MALIBU

Classé sous Psycho-killer — horrorzone @ 0 h 06 min

vignette Le tueur de MalibuRéalisateur : Terry Bourke. Nationalité : Australie. Année : 1981. Titre Imdb : Lady Stay Dead.

Acteurs principaux : Chard Hayward, Louise Howitt, Deborah Coulls.

Genre : thriller. Sous-genre : psycho-killer. Ma note : 14/20.

Synopsis : une jeune femme, venue rendre visite à sa sœur, est prise en chasse par le jardinier psychopathe de cette dernière, qu’il vient de tuer.

Actif de la fin des années 60 à la fin des années 80, le réalisateur, scénariste et producteur australien Terry Bourke (1940-2002) a tourné 8 films pour le cinéma ou la télévision, ainsi que quelques épisodes de séries TV. Ses films les plus connus restent ses trois incursions dans le domaine horrifique : le moyen métrage Night of Fear (1972), un survival horror qui préfigurait Massacre à la tronçonneuse, considéré comme le premier film d’horreur produit en Australie, le western horrifique Inn of the Damned (1975), et le présent Tueur de Malibu. Comme sur la plupart des ses autres films, Bourke est également ici scénariste et producteur.

Chard Hayward, qui joue le rôle du psychopathe, n’était pas un inconnu pour le public australien. Il a en effet incarné, de 1972 à 1977, un personnage notoire dans le populaire soap opera Number 96 et dans le film éponyme qui a été tiré de la série en 1974. Le tueur de Malibu marquait sa deuxième apparition au cinéma. Il a par la suite trouvé quelques autre rôles de premier plan, mais dans des films ou téléfilms peu vus, parmi lesquels Brothers (1982) et Sands of the Bedouin (1988) – les deux films suivants de Terry Bourke -, et le policier The Killing Game (1988). Après un rôle récurrent dans 19 épisodes de Santa Barbara en 1991, il n’est plus apparu que dans des rôles mineurs dans divers films et séries, jusqu’en 2010.

Louise Howitt, qui interprète Jenny, la jeune femme persécutée, est elle aussi passée par le soap Number 96, puis par diverses autres séries australiennes, parmi lesquelles Young Ramsey (1980) et The Henderson Kids II (1987), qui lui ont permis de se faire connaître du grand public. Le tueur de Malibu est le premier des trois films de cinéma dans lesquels elle a joué, et le seul où elle tient la tête d’affiche. L’année suivante, on a pu la voir dans le survival horrifique Desolation Angels, où elle jouait un rôle secondaire.

Le film a obtenu le Prix du Meilleur Thriller au Fantafestival 1981.

Le tueur de Malibu propose une variation sur le thème du jeu du chat et de la souris entre un psychopathe et sa victime, ici dans le cadre en huis-clos d’une luxueuse maison. Mason, modeste jardinier, est employé au service de Marie, une riche actrice prétentieuse, dont il est amoureux mais qui le traite avec le plus grand mépris. Lorsqu’elle refuse ses avances, il la viole, puis la tue, sans savoir que Jenny, la sœur de la victime, doit arriver dans la villa le jour même. Cette dernière, qui s’inquiète de l’absence de sa sœur, devient alors la nouvelle proie du psychopathe.

Davantage que par son histoire, plutôt basique, Le tueur de Malibu se distingue par sa mise en scène stylée, qui met l’accent sur les détails macabres (un plan sur une pelle ensanglantée à côté de laquelle Jenny passe sans la voir, les boucles d’oreilles qu’elle aperçoit, intriguée, au fond de l’aquarium) et use efficacement du principe de l’ellipse. Ainsi, l’issue de la confrontation entre Mason et le vieux voisin, avant l’arrivée de Jenny, ne nous est pas montrée, de sorte que l’on peut encore imaginer qu’il est vivant. La découverte par Jenny du cadavre du chien de ce dernier entre les rochers, laisse cependant craindre le pire, qui ne tarde pas à se confirmer lorsque Jenny pénètre dans la maison du vieil homme. Ce parti pris de laisser planer le doute et de nous faire découvrir le cadavre en même temps que l’héroïne s’avère bien plus terrifiant que ne l’aurait été la découverte par celle-ci d’un cadavre dont le spectateur aurait assisté à la mise à mort. Viennent s’ajouter quelques trouvailles visuelles, telle cette vision du visage de Jenny filmé à travers le cadran du téléphone tandis qu’elle compose le numéro de la police.

La musique variété mélodramatique qui enrobe de nombreuses séquences dans la première moitié du film – notamment les nombreuses scènes de nudité ! – laisse la place, dans la seconde, à des sonorités électroniques nettement plus agressives, qui accompagnent efficacement la montée de l’angoisse.

Dans le même genre : Psychose, Maniac.

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20 novembre 2017

ROCKTOBER BLOOD

Classé sous slasher — horrorzone @ 23 h 21 min

vignette Rocktober BloodRéalisatrice : Beverly Sebastian. Nationalité : USA. Année : 1984. Titre Imdb : Rocktober Blood. Titre américain alternatif : Rocktober Blood Paradise.

Acteurs principaux : Tray Loren, Donna Scoggins, Cana Cockrell.

Genre : horreur. Sous-genre : slasher. Ma note : 08/20.

Synopsis : La leader d’un groupe de hard-rock est tourmentée par l’ancien leader du groupe, qui avait massacré ses comparses, et qui est pourtant censé avoir péri sur la chaise électrique.

Du début des années 70 à celui des années 90, les époux Beverly et Ferd Sebastian ont coréalisé, coécrit et coproduit ensemble une dizaine de films d’exploitation, parmi lesquels les films d’action hixploitation Les marais de la haine (1974) et sa séquelle Gatorbait II: Cajun Justice (1988), le proto-slasher The Single Girls (1974), le film de catch féminin American Angels: Baptism of Blood (1989), ou encore le biker film Running Cool (1993). Si Rocktober Blood est le seul film que Beverly Sebastian a réalisé seule, il a été coécrit et coproduit par le couple. Beverly y a par ailleurs assuré la fonction de chef décoratrice, et Ferd celles de directeur photo et cadreur.

Donna Scoggins, qui joue le rôle de l’héroïne, ne tournera dans aucun autre film. Tray Loren, qui joue celui de Billy – le vilain -, était lui aussi un débutant, et n’allait par la suite apparaître que dans deux autres films, Gatorbait II et American Angels: Baptism of Blood, les deux films suivants de Beverly et Ferd Sebastian.

Rocktober Blood est l’un des représentants les plus notables du genre metalsploitation, un sous-genre du cinéma horrifique qui mêle horreur et hard-rock. La bande-son intègre quatre titres du groupe de metal californien The Sorcery, dont le membres incarnent les musiciens du groupe fictif Headmistress. Les groupes Facedown et The Eye ont également signé quelques morceaux. Le film a été interdit dans l’état australien du Queensland jusqu’au début des années 90.

Le métrage s’ouvre sur le massacre des membres du groupe, tués les un après les autres par son leader, soudain pris de folie meurtrière. On retrouve, quelques mois ou années plus tard Lynn, la chanteuse, seule rescapée, qui a pris la tête d’un nouveau groupe, après que Billy, l’ancien leader et meurtrier a été exécuté. Mais ce dernier apparaît à nouveau à Lynn, plus menaçant que jamais, même si elle est la seule à le voir. Retirée dans un chalet avec quelques amies pour se mettre au vert avant le prochain concert, Lynn est à nouveau harcelée par Billy, qui tue l’une ses comparses, dont elle est cependant la seule à prendre la disparition au sérieux.

La crédibilité du film souffre beaucoup du fait que Lynn ne semble pas trouver insensé le fait qu’elle voit Billy lui réapparaître alors qu’elle a assisté à son exécution et à ses obsèques. N’importe qui, confronté à la même situation, envisagerait soit qu’il perd complètement les pédales, soit que la personne qu’il voit est un fantôme. Lynn, elle, reste persuadée que Billy est bien vivant, s’offusquant même du fait que personne ne la veuille la croire ! Ce n’est qu’au terme d’une exhumation clandestine qu’elle finit par accepter l’évidence. Reste alors à déterminer la nature du personnage qui la harcèle. Est-ce un fantôme ou une hallucination issue de son esprit peut-être perturbé ? On est curieux de savoir quelle option finira par nous proposer les scénaristes. [spoilers] Réponse : aucun des deux. Lesdits scénaristes ne trouvent rien de mieux à nous sortir de leur chapeau que le ressort improbable du… frère jumeau dont tout le monde ignorait l’existence et qui estime avoir été spolié par son frère ! [spoilers]

Cette histoire quelque peu abracadabrante n’est finalement qu’un prétexte pour nous amener vers le clou du film, c’est-à-dire le concert, au cours duquel, le psychopathe, déguisé, sacrifie réellement les figurantes féminines présentes sur scène, avant de prendre le rôle du chanteur, à visage découvert. L’idée des meurtres réels commis devant un public qui les croit factices n’est pas inédite – The Wizzard of Gore et The Incredible Torture Show l’avaient déjà utilisée – mais leur survenue au cours d’un concert de hard-rock en constitue une amusante modernisation. Bonne idée aussi, la façon dont les personnages viennent à bout du psychopathe, même si elle aurait pu être visuellement plus spectaculaire. Les amateurs de hard-rock auront entre-temps pu profiter de trois morceaux joués en intégralité. Quant aux érotomanes, ils auront pu se délecter de deux scènes de bain de l’héroïne.

Dans le même genre : Black Roses, Blood Rage.

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6 mars 2016

DE SI GENTILS PETITS… MONSTRES !

Classé sous Zombies & mutants — horrorzone @ 3 h 00 min

vignette De si gentils petits monstresRéalisateur : Max Kalmanowicz. Nationalité : USA. Année : 1980. Titre Imdb : De si gentils petits… monstres! Titre original : The Children.

Genre : horreur. Sous-genre : zombies & mutants. Ma note : 16/20.

Synopsis : Les habitants d’une petite bourgade sont décimés par les enfants du village, transformés en zombies par un nuage radioactif.

Les  initiateurs de ce film sont ses scénaristes Carlton J. Albright et Edward Terry. Le premier y est également crédité comme coproducteur, le second comme producteur associé et acteur dans un second rôle (il joue le personnage de Hank). Les deux compères se retrouveront par la suite sur le film d’horreur Troma Luther the Geek (1990), écrit et réalisé par Albright, et dans lequel Terry jouera le rôle principal. Il était initialement prévu que Terry réalise le présent film, mais c’est finalement à Max Kalmanowicz qu’a été confiée la tâche.  

Chef-op du son et directeur de production sur le documentaire cinématographico-historique Hollywood on Trial (1976), puis assistant de production sur le docudrame politique de Larry Cohen The Private Files of J. Edgar Hoover (1977), et chef-op du son sur la comédie sportive de Sean S. Cunningham Here Come the Tigers (1978), Max Kalmanowicz réalisait là son premier film. Il en tournera un second quatre ans plus tard, Dreams Come True, une production Troma érotico-romantico-fantastique coproduite par Albright. Après une longue absence, il est réapparu en 1998, travaillant à nouveau comme chef-op du son sur une trentaine d’œuvres à ce jour : des films peu connus, des courts métrages, des films documentaires (Délivrez-nous du mal, 2006) et quelques séries TV (Les Soprano, Flight of the Conchords…). Sur le présent film, il est également crédité comme coproducteur, avec les deux auteurs.

Venu du théâtre, l’acteur Martin Shakar, qui interprète le personnage de John, a joué dans une trentaine de films, séries, téléfilms et courts métrages depuis 1975. On se souvient surtout de lui comme du frère du personnage incarné par John Travolta dans La fièvre du samedi soir (1976). De si gentils petits… monstres ! reste cependant le seul film dans lequel il interprète un rôle principal. Idem pour Gil Rogers – dans le rôle du  shérif -, vu auparavant dans Panique à Needle Park (1971), que l’on retrouvera par la suite dans quelques seconds rôles notables dans le film policier avec Kirk Douglas Un flic aux trousses (1983), dans Luther the Geek – le film réalisé par l’un des scénaristes du présent film -, dans le thriller The Eden Myth (1999) et la comédie romantique Un amour de docteur (1999), deux films qui lui ont valu le Prix spécial du Jury au Festival du Film de Kudzu. A la télévision, il a campé entre 1989 et 2008 un personnage récurrent dans le soap-opera Haine et passion. Quant à Ellen et Tommy, deux des enfants tueurs, ils sont incarnés par Sarah Albright and Nathanael Albright, les enfants du coscénariste et coproducteur Carlton J. Albright.

Le film n’a connu qu’une distribution limitée en salles en 1980. Il est actuellement distribué en DVD par Troma.

Dans la famille des film d’ enfants maléfiques, après les enfants révoltés contre les adultes, les enfants psychopathes, ou possédés par le démon, voici les enfants zombies !

L’argument du film est déconcertant de naïveté : une fuite radioactive dans une usine, le nuage radioactif qui contamine le bus scolaire, et hop, voilà les enfants du village transformés en zombies, marchant les bras tendus, en arborant de grands sourires, vers leurs victimes auxquelles ils occasionnent des brûlures mortelles rien qu’en les enserrant.

Comme il se doit, l’abomination surgit au sein d’une petite communauté habituellement bien paisible, dont le scénario nous présente quelques unes des figures notoires typées : le shérif et un couple dont la femme est enceinte, qui constituent les héros du film, le jeune shérif adjoint qui fricote avec la seule – et ultra-sexy – jeune fille du village, un duo de rednecks, la gérante du commerce local, et quelques autres, qui vont tous être confrontés à un moment ou un autre aux bambins.

Outre quelques facilités bien commodes  (la coupure des communications téléphoniques qui ne trouve pas de justification, la disparition du nuage radioactif après avoir contaminé les enfants), le scénario véhicule son lot d’idées bizarres, telles que la coloration noire des ongles enfants contaminés, la façon d’anéantir ceux-ci, [spoilers] en leur sectionnant les mains (et encore, l’une des enfants échappe inexplicablement à la règle !), et l’épilogue, un peu gratuit et que l’on voit venir de loin. [spoilers]

Malgré son manque de moyens, De si gentils petits… monstres ! cherche sincèrement à faire peur et adopte pour ce faire un ton tout à fait sérieux, alors qu’il est toujours moins casse-gueule pour un film à petit budget de jouer carte du second degré. Ses naïvetés auraient pu faire tomber le film dans le comique involontaire, mais au lieu de cela, elles lui confèrent une étrange poésie, tandis que l’ensemble parvient à générer quelques jolis moments de terreur, grâce à une mise en scène nerveuse et à l’efficace partition musicale signée Harry Manfredini, qui allie des violons acérés rappelant le thème de Psychose à un gimmick à la contrebasse évoquant celui des Dents de la mer.

Dans le même genre : The Children, Les tueurs de l’éclipse.

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2 mars 2016

LA CHOSE A DEUX TÊTES

Classé sous Comédie d'horreur,Savant fou — horrorzone @ 6 h 51 min

vignette chose à deux têtesRéalisateur : Lee Frost. Nationalité : USA. Année : 1972. Titre Imdb : La chose à deux têtes. Titre original : The Thing with Two Heads.

Avec : Ray Milland, Roosevelt Grier.

Genre : fantastique. Sous-genre : savant fou. Ma note : 15/20.

Synopsis : Un chirurgien raciste, atteint d’une maladie incurable, se fait transplanter la tête sur le corps d’un préposé à la chaise électrique qui s’avère être noir.

Cette production Samuel Z. Arkoff dirigée par le spécialiste du cinéma d’exploitation Lee Frost (Love Camp 7, Chain Gang Women) reprend à la sauce blaxploitation l’argument de Amok, l’homme à deux têtes, réalisé l’année précédente par Anthony M. Lanza.

Ray Milland incarne ici le Dr. Kirshner, un éminent chirurgien spécialisé dans les transplantions, qui a réussi à greffer sur le corps d’un gorille vivant la tête d’un autre gorille. Se sachant condamné par la maladie, le savant charge son collaborateur de lui trouver rapidement un cobaye sur lequel greffer sa tête, avant d’amputer le corps du receveur de sa tête originelle pour ne laisser que la sienne. Une idée en elle-même déjà bien délirante, que le scénariste a corsé en faisant du médecin un raciste avéré dont le seul candidat à la transplantation, recruté parmi les condamnés à mort, se trouve être un… Black qui n’a accepté l’offre que pour gagner un temps nécessaire à établir la preuve de son innocence. Outre l’aspect comique de l’apparence de l’homme à deux têtes, la cohabitation de ces deux personnages dans le même corps induit évidemment une série de situations cocasses : les retrouvailles de Moss – le receveur – avec sa fiancée, l’impossibilité de faire l’amour avec elle à cause de la tête de Kirshner, ce dernier qui flanque une baffe à Moss, et des dialogues tels que « mec, tu ne fumes pas pendant que je mange ! »  

Après une première moitié consacrée à l’aspect scientifique, le film bascule de façon incongrue dans la comédie d’action lorsque l’homme à deux têtes, dont le corps est encore contrôlé par la tête originelle, s’échappe du laboratoire en prenant comme otage un médecin black humilié par Kirshner. La cavale du « trio » en moto, poursuivi par la police, donne lieu, durant vingt minutes non-stop, à un festival de poursuites émaillé de cascades traité sur un mode ouvertement comique sur fond de musique funk typiquement blaxploitation : plantage en série de voitures de police, flics qui s’écroule raide au sortir de sa voiture, autre flic tellement excédé qu’il en saute sur le capot et le toit de son véhicule, aucun policier n’étant d’ailleurs tué cours de la poursuite. Au terme de ce long intermède burlesque, le scénario glisse vers un registre plus policier, Moss cherchant à retrouver le témoin qui seul, pourra le disculper. Au bout du compte, on ne sait pas trop si Moss parviendra à se faire innocenter. L’argument n’est en fait qu’un prétexte, le seul élément important étant que le Dr. Williams, l’otage black impliqué dans la cavale, est désormais convaincu de l’innocence de Moss et que la solidarité entre « frères de couleur » finit par gagner sur la solidarité entre les deux médecins.

La greffe d’éléments de comédie, de blaxploitation, de carsploitation et de biker film sur cette histoire de savant fou se révèle finalement aussi improbable et réjouissante que celle qui sert d’idée de départ au film !     

Dans le même genre : Amok, l’homme à deux têtes, L’homme à la tête coupée, Vendredi 13 (d’Arthur Lubin), Le cerveau qui ne voulait pas mourir, L’homme aux rayons X.

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C.H.U.D.

Classé sous Monstres — horrorzone @ 5 h 40 min

vignette C.H.U.D.Réalisateur : Douglas Cheek. Nationalité : USA. Année : 1984. Titre Imdb : C.H.U.D.

Genre : fantastique. Sous-genre : monstres. Ma note : 13/20.

Synopsis : Enquêtant sur une série de disparitions mystérieuses, un policier découvre qu’elles sont dues à des créatures radioactives qui ont envahi les égouts de la ville.

Prix du meilleur film fantastique au Festival international du film fantastique de Bruxelles 1985, nominé pour le Grand Prix du Festival d’Avoriaz de cette même année, et devenu objet de culte auprès des amateurs du genre, C.HU.D. reste pourtant l’unique film de cinéma réalisé par son auteur, Douglas Cheek, qui continue cependant à travailler dans le cinéma, essentiellement comme monteur de documentaires.

A partir d’une classique histoire de monstre qui rappelle les films de SF des années 50, le cinéaste a élaboré un scénario adroit qui prend le parti de multiplier les personnages en gommant la distinction entre rôles principaux et secondaires. La première moitié du film est dominée par l’enquête menée par un flic opiniâtre – d’autant plus impliqué que sa femme compte parmi les disparus –  flanqué d’un hippie dévoué la cause des sans-abris. En parallèle, le récit s’intéresse à un personnage de photographe qui, alerté par un journaliste avec lequel il fait équipe un moment, passe au premier plan dans la seconde partie, tandis qu’en surface, sa femme tente d’échapper à l’un des monstres. Le flic et le photographe ne se rencontreront brièvement qu’au terme du climax.

Les « Cannibalistic Humanoid Underground Dweller » qui ont donné leur nom au film se présentent comme des monstres noirâtres à peau visqueuse dotés d’une mâchoire munie de dents acérées, d’yeux luminescents – radioactivité oblige – et d’un sang vert. On ne saura cependant rien de leur origine, la seule chose importante à retenir en définitive étant que leur existence est liée à l’enfouissement des déchets nucléaires dans les sous-sols de la ville, et donc à l’inconséquence humaine, personnifiée par le bureaucrate sans scrupules de service, ici un commissaire à l’énergie nucléaire prêt à tout pour que la vérité ne sorte pas des égouts.

Le cinéaste situe son histoire dans un cadre urbain particulièrement sordide, en l’occurrence un quartier de New York aux rues glauques bordées d’immeubles vétustes et encombrées d’ordures qui servent d’abri de fortune aux clochards. A travers le personnage du révérend – qui n’était pas nécessaire à l’histoire – et même celui de Cooper – le photographe rendu célèbre pour avoir vécu plusieurs semaines avec les clochards – le réalisateur prend le parti de cette population qui est la première à faire les frais de l’irresponsabilité de dirigeants sans scrupules ; une approche sociale inattendue qui contribue à apporter à cette variation sur le thème de l’invasion de monstres une teneur inhabituelle.

Dans le même genre : Scared to Death, C.H.U.D. II, Them, des monstres attaquent la ville.

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KOMODO

Classé sous horreur écologique — horrorzone @ 4 h 58 min

vignette KomodoRéalisateur : Michael Lantieri. Nationalité : Australie / USA. Année : 1999. Titre Imdb : Komodo.

Genre : horreur. Sous-genre : horreur écologique. Ma note : 12/20.

Synopsis : Un jeune garçon traumatisé par le mort de ses parents, dévorés par des varans géants, est ramené par la psy qui l’a pris en charge sur l’île où est survenu le drame. Rejoints par deux gardes d’un forage pétrolier, ils sont assailli par les créatures.

Michael Lantieri, dont Komodo reste à ce jour l’unique réalisation, n’est cependant pas un inconnu. Son nom figure en effet au générique d’une palanquée de blockbusters dont il a conçu les effets spéciaux : Vampire… Vous avez dit vampire ?, Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, Retour vers le futur 2 et 3, Indiana Jones et la dernière croisade, Dracula (Coppola), Deep Impact… ainsi qu’un certain Jurassic Park, que Komodo, n’est pas sans rappeler.

Komodo se présente comme un film de monstres classique sur lequel vient se greffer un aspect mélodramatique. L’histoire est en effet centrée sur le personnage d’un gamin traumatisé par la mort de ses parents, dont il se sent responsable, et pour lequel l’anéantissement des komodos est la condition nécessaire à son deuil.

Le scénario véhicule les clichés habituels des séries B de monstres : un fléau qui survient par la faute d’un contrebandier inconséquent, un personnage de salopard intégral (Braken), déterminé à éliminer tous les témoins de l’existence des varans, un héros accusé à tort du meurtre de sa femme et que Braken soumet à un chantage, une jolie psy qui finit par tomber sous le charme du héros. Le personnage du jeune garçon est plus original. Celui-ci n’hésite pas à mener cavalier seul  pour s’improviser chasseur de reptiles. Animé d’une hargne vengeresse vis-à-vis des komodos qui ont massacré ses parents, il élabore, seul, des techniques très sophistiquées pour les tuer, et pousse la symbolique jusqu’à leur arracher le cœur.

Outre la cadre anxiogène des marécages infestés de varans, le film bénéficie d’excellents effets spéciaux qui rendent les komodos très crédibles… Même si Lantieri a choisi de déléguer la responsabilité des effets spéciaux, on se doute qu’il s’est montré très exigent sur ce volet.

Dans le même genre : Jurassic Park, Carnosaur.

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LE MAÎTRE DU JEU

Classé sous cyberpunk,SF horrifique,Surnaturel — horrorzone @ 4 h 25 min

vignette Maître du jeuRéalisateurs : David Allen (Dave Allen) (segment « Stone Canyon Giant »), Charles Band (segment « Heavy Metal »), John Buechler (John Carl Buechler) (segment « Demons of the Dead »), Steve Ford (Steven Ford) (segment « Slasher »), Peter Manoogian (segment « Cave Beast »), Ted Nicolaou (segment « Desert Pursuit »), Rosemarie Turko (segment « Ice Gallery”). Nationalité : USA. Année : 1984. Titre Imdb : Ragewar. Autres titres français : Mestema, le maître du donjon, The Dungeonmaster.

Genre : Fantastique. Sous-genres : cyberpunk, SF-horrifique, surnaturel, heroic fantasy. Ma note : 14/20.

Synopsis : Pour délivrer sa fiancée retenue prisonnière par un sorcier, un jeune informaticien doit relever sept défis lancés par ce dernier.

Produit par Empire Pictures, Le maître du jeu mêle surnaturel, gadgets hi-tech et heroic-fantasy, dans l’esprit des jeux de rôles… et de Tron, sorti deux ans auparavant.

Chacun des sept défis donne lieu à une saynète réalisée un fidèle collaborateur de l’écurie de Charles Band, d’une durée comprise entre 3 et 5 minutes, hormis le sixième sketch, qui dépasse les 10 minutes. 

Le héros est ainsi amené à affronter successivement un géant de pierre animé image par image, des morts vivants dans une crypte, un groupe de heavy-metal, des effigies d’un musée de l’horreur qui prennent vie, un serial killer qui menace la vie de sa fiancée, un gnome qui retient celle-ci dans une caverne, puis les survivants hostiles d’un monde apocalyptique au cours d’une course de bolides futuristes à la Mad Max dans le désert. Des univers très différents, mythologiques, contemporains ou futuristes, fantaisistes ou réalistes, tenant place tantôt dans des grands espaces, dans de sombres cryptes ou en milieu urbain, sans oublier le désert plongé dans les ténèbres et éclairé de quelques feux qui sert de décor au fil rouge de l’histoire.

L’ensemble est agrémenté d’un soupçon d’érotisme – la nudité de l’héroïne et sa captivité –et de quelques idées amusantes : le mur invisible qui empêche le héros de rejoindre sa compagne, l’ordinateur intégré au brassard du héros, qui envoie également des rayons laser, l’idée de confronter Paul à son alter-ego mort-vivant.

Le concept consistant à transposer l’univers du jeu de rôles au cinéma est suffisamment original pour que l’on pardonne la faiblesse des dialogues et l’aspect quelque peu grandiloquent des joutes verbales entre le héros et le sorcier.

Dans le même genre : Tron, L’alchimiste, Metalstorm, En plein cauchemar, Le voyage fantastique de Sinbad, Waxwork, Mad Max.

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