Horror Zone

6 mars 2016

DE SI GENTILS PETITS… MONSTRES !

Classé sous Zombies & mutants — horrorzone @ 3 h 00 min

vignette De si gentils petits monstresRéalisateur : Max Kalmanowicz. Nationalité : USA. Année : 1980. Titre Imdb : De si gentils petits… monstres! Titre original : The Children.

Genre : horreur. Sous-genre : zombies & mutants. Ma note : 16/20.

Synopsis : Les habitants d’une petite bourgade sont décimés par les enfants du village, transformés en zombies par un nuage radioactif.

Les  initiateurs de ce film sont ses scénaristes Carlton J. Albright et Edward Terry. Le premier y est également crédité comme coproducteur, le second comme producteur associé et acteur dans un second rôle (il joue le personnage de Hank). Les deux compères se retrouveront par la suite sur le film d’horreur Troma Luther the Geek (1990), écrit et réalisé par Albright, et dans lequel Terry jouera le rôle principal. Il était initialement prévu que Terry réalise le présent film, mais c’est finalement à Max Kalmanowicz qu’a été confiée la tâche.  

Chef-op du son et directeur de production sur le documentaire cinématographico-historique Hollywood on Trial (1976), puis assistant de production sur le docudrame politique de Larry Cohen The Private Files of J. Edgar Hoover (1977), et chef-op du son sur la comédie sportive de Sean S. Cunningham Here Come the Tigers (1978), Max Kalmanowicz réalisait là son premier film. Il en tournera un second quatre ans plus tard, Dreams Come True, une production Troma érotico-romantico-fantastique coproduite par Albright. Après une longue absence, il est réapparu en 1998, travaillant à nouveau comme chef-op du son sur une trentaine d’œuvres à ce jour : des films peu connus, des courts métrages, des films documentaires (Délivrez-nous du mal, 2006) et quelques séries TV (Les Soprano, Flight of the Conchords…). Sur le présent film, il est également crédité comme coproducteur, avec les deux auteurs.

Venu du théâtre, l’acteur Martin Shakar, qui interprète le personnage de John, a joué dans une trentaine de films, séries, téléfilms et courts métrages depuis 1975. On se souvient surtout de lui comme du frère du personnage incarné par John Travolta dans La fièvre du samedi soir (1976). De si gentils petits… monstres ! reste cependant le seul film dans lequel il interprète un rôle principal. Idem pour Gil Rogers – dans le rôle du  shérif -, vu auparavant dans Panique à Needle Park (1971), que l’on retrouvera par la suite dans quelques seconds rôles notables dans le film policier avec Kirk Douglas Un flic aux trousses (1983), dans Luther the Geek – le film réalisé par l’un des scénaristes du présent film -, dans le thriller The Eden Myth (1999) et la comédie romantique Un amour de docteur (1999), deux films qui lui ont valu le Prix spécial du Jury au Festival du Film de Kudzu. A la télévision, il a campé entre 1989 et 2008 un personnage récurrent dans le soap-opera Haine et passion. Quant à Ellen et Tommy, deux des enfants tueurs, ils sont incarnés par Sarah Albright and Nathanael Albright, les enfants du coscénariste et coproducteur Carlton J. Albright.

Le film n’a connu qu’une distribution limitée en salles en 1980. Il est actuellement distribué en DVD par Troma.

Dans la famille des film d’ enfants maléfiques, après les enfants révoltés contre les adultes, les enfants psychopathes, ou possédés par le démon, voici les enfants zombies !

L’argument du film est déconcertant de naïveté : une fuite radioactive dans une usine, le nuage radioactif qui contamine le bus scolaire, et hop, voilà les enfants du village transformés en zombies, marchant les bras tendus, en arborant de grands sourires, vers leurs victimes auxquelles ils occasionnent des brûlures mortelles rien qu’en les enserrant.

Comme il se doit, l’abomination surgit au sein d’une petite communauté habituellement bien paisible, dont le scénario nous présente quelques unes des figures notoires typées : le shérif et un couple dont la femme est enceinte, qui constituent les héros du film, le jeune shérif adjoint qui fricote avec la seule – et ultra-sexy – jeune fille du village, un duo de rednecks, la gérante du commerce local, et quelques autres, qui vont tous être confrontés à un moment ou un autre aux bambins.

Outre quelques facilités bien commodes  (la coupure des communications téléphoniques qui ne trouve pas de justification, la disparition du nuage radioactif après avoir contaminé les enfants), le scénario véhicule son lot d’idées bizarres, telles que la coloration noire des ongles enfants contaminés, la façon d’anéantir ceux-ci, [spoilers] en leur sectionnant les mains (et encore, l’une des enfants échappe inexplicablement à la règle !), et l’épilogue, un peu gratuit et que l’on voit venir de loin. [spoilers]

Malgré son manque de moyens, De si gentils petits… monstres ! cherche sincèrement à faire peur et adopte pour ce faire un ton tout à fait sérieux, alors qu’il est toujours moins casse-gueule pour un film à petit budget de jouer carte du second degré. Ses naïvetés auraient pu faire tomber le film dans le comique involontaire, mais au lieu de cela, elles lui confèrent une étrange poésie, tandis que l’ensemble parvient à générer quelques jolis moments de terreur, grâce à une mise en scène nerveuse et à l’efficace partition musicale signée Harry Manfredini, qui allie des violons acérés rappelant le thème de Psychose à un gimmick à la contrebasse évoquant celui des Dents de la mer.

Dans le même genre : The Children, Les tueurs de l’éclipse.

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2 mars 2016

LA CHOSE A DEUX TÊTES

Classé sous Comédie d'horreur,Savant fou — horrorzone @ 6 h 51 min

vignette chose à deux têtesRéalisateur : Lee Frost. Nationalité : USA. Année : 1972. Titre Imdb : La chose à deux têtes. Titre original : The Thing with Two Heads.

Avec : Ray Milland, Roosevelt Grier.

Genre : fantastique. Sous-genre : savant fou. Ma note : 15/20.

Synopsis : Un chirurgien raciste, atteint d’une maladie incurable, se fait transplanter la tête sur le corps d’un préposé à la chaise électrique qui s’avère être noir.

Cette production Samuel Z. Arkoff dirigée par le spécialiste du cinéma d’exploitation Lee Frost (Love Camp 7, Chain Gang Women) reprend à la sauce blaxploitation l’argument de Amok, l’homme à deux têtes, réalisé l’année précédente par Anthony M. Lanza.

Ray Milland incarne ici le Dr. Kirshner, un éminent chirurgien spécialisé dans les transplantions, qui a réussi à greffer sur le corps d’un gorille vivant la tête d’un autre gorille. Se sachant condamné par la maladie, le savant charge son collaborateur de lui trouver rapidement un cobaye sur lequel greffer sa tête, avant d’amputer le corps du receveur de sa tête originelle pour ne laisser que la sienne. Une idée en elle-même déjà bien délirante, que le scénariste a corsé en faisant du médecin un raciste avéré dont le seul candidat à la transplantation, recruté parmi les condamnés à mort, se trouve être un… Black qui n’a accepté l’offre que pour gagner un temps nécessaire à établir la preuve de son innocence. Outre l’aspect comique de l’apparence de l’homme à deux têtes, la cohabitation de ces deux personnages dans le même corps induit évidemment une série de situations cocasses : les retrouvailles de Moss – le receveur – avec sa fiancée, l’impossibilité de faire l’amour avec elle à cause de la tête de Kirshner, ce dernier qui flanque une baffe à Moss, et des dialogues tels que « mec, tu ne fumes pas pendant que je mange ! »  

Après une première moitié consacrée à l’aspect scientifique, le film bascule de façon incongrue dans la comédie d’action lorsque l’homme à deux têtes, dont le corps est encore contrôlé par la tête originelle, s’échappe du laboratoire en prenant comme otage un médecin black humilié par Kirshner. La cavale du « trio » en moto, poursuivi par la police, donne lieu, durant vingt minutes non-stop, à un festival de poursuites émaillé de cascades traité sur un mode ouvertement comique sur fond de musique funk typiquement blaxploitation : plantage en série de voitures de police, flics qui s’écroule raide au sortir de sa voiture, autre flic tellement excédé qu’il en saute sur le capot et le toit de son véhicule, aucun policier n’étant d’ailleurs tué cours de la poursuite. Au terme de ce long intermède burlesque, le scénario glisse vers un registre plus policier, Moss cherchant à retrouver le témoin qui seul, pourra le disculper. Au bout du compte, on ne sait pas trop si Moss parviendra à se faire innocenter. L’argument n’est en fait qu’un prétexte, le seul élément important étant que le Dr. Williams, l’otage black impliqué dans la cavale, est désormais convaincu de l’innocence de Moss et que la solidarité entre « frères de couleur » finit par gagner sur la solidarité entre les deux médecins.

La greffe d’éléments de comédie, de blaxploitation, de carsploitation et de biker film sur cette histoire de savant fou se révèle finalement aussi improbable et réjouissante que celle qui sert d’idée de départ au film !     

Dans le même genre : Amok, l’homme à deux têtes, L’homme à la tête coupée, Vendredi 13 (d’Arthur Lubin), Le cerveau qui ne voulait pas mourir, L’homme aux rayons X.

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C.H.U.D.

Classé sous Monstres — horrorzone @ 5 h 40 min

vignette C.H.U.D.Réalisateur : Douglas Cheek. Nationalité : USA. Année : 1984. Titre Imdb : C.H.U.D.

Genre : fantastique. Sous-genre : monstres. Ma note : 13/20.

Synopsis : Enquêtant sur une série de disparitions mystérieuses, un policier découvre qu’elles sont dues à des créatures radioactives qui ont envahi les égouts de la ville.

Prix du meilleur film fantastique au Festival international du film fantastique de Bruxelles 1985, nominé pour le Grand Prix du Festival d’Avoriaz de cette même année, et devenu objet de culte auprès des amateurs du genre, C.HU.D. reste pourtant l’unique film de cinéma réalisé par son auteur, Douglas Cheek, qui continue cependant à travailler dans le cinéma, essentiellement comme monteur de documentaires.

A partir d’une classique histoire de monstre qui rappelle les films de SF des années 50, le cinéaste a élaboré un scénario adroit qui prend le parti de multiplier les personnages en gommant la distinction entre rôles principaux et secondaires. La première moitié du film est dominée par l’enquête menée par un flic opiniâtre – d’autant plus impliqué que sa femme compte parmi les disparus –  flanqué d’un hippie dévoué la cause des sans-abris. En parallèle, le récit s’intéresse à un personnage de photographe qui, alerté par un journaliste avec lequel il fait équipe un moment, passe au premier plan dans la seconde partie, tandis qu’en surface, sa femme tente d’échapper à l’un des monstres. Le flic et le photographe ne se rencontreront brièvement qu’au terme du climax.

Les « Cannibalistic Humanoid Underground Dweller » qui ont donné leur nom au film se présentent comme des monstres noirâtres à peau visqueuse dotés d’une mâchoire munie de dents acérées, d’yeux luminescents – radioactivité oblige – et d’un sang vert. On ne saura cependant rien de leur origine, la seule chose importante à retenir en définitive étant que leur existence est liée à l’enfouissement des déchets nucléaires dans les sous-sols de la ville, et donc à l’inconséquence humaine, personnifiée par le bureaucrate sans scrupules de service, ici un commissaire à l’énergie nucléaire prêt à tout pour que la vérité ne sorte pas des égouts.

Le cinéaste situe son histoire dans un cadre urbain particulièrement sordide, en l’occurrence un quartier de New York aux rues glauques bordées d’immeubles vétustes et encombrées d’ordures qui servent d’abri de fortune aux clochards. A travers le personnage du révérend – qui n’était pas nécessaire à l’histoire – et même celui de Cooper – le photographe rendu célèbre pour avoir vécu plusieurs semaines avec les clochards – le réalisateur prend le parti de cette population qui est la première à faire les frais de l’irresponsabilité de dirigeants sans scrupules ; une approche sociale inattendue qui contribue à apporter à cette variation sur le thème de l’invasion de monstres une teneur inhabituelle.

Dans le même genre : Scared to Death, C.H.U.D. II, Them, des monstres attaquent la ville.

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KOMODO

Classé sous horreur écologique — horrorzone @ 4 h 58 min

vignette KomodoRéalisateur : Michael Lantieri. Nationalité : Australie / USA. Année : 1999. Titre Imdb : Komodo.

Genre : horreur. Sous-genre : horreur écologique. Ma note : 12/20.

Synopsis : Un jeune garçon traumatisé par le mort de ses parents, dévorés par des varans géants, est ramené par la psy qui l’a pris en charge sur l’île où est survenu le drame. Rejoints par deux gardes d’un forage pétrolier, ils sont assailli par les créatures.

Michael Lantieri, dont Komodo reste à ce jour l’unique réalisation, n’est cependant pas un inconnu. Son nom figure en effet au générique d’une palanquée de blockbusters dont il a conçu les effets spéciaux : Vampire… Vous avez dit vampire ?, Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, Retour vers le futur 2 et 3, Indiana Jones et la dernière croisade, Dracula (Coppola), Deep Impact… ainsi qu’un certain Jurassic Park, que Komodo, n’est pas sans rappeler.

Komodo se présente comme un film de monstres classique sur lequel vient se greffer un aspect mélodramatique. L’histoire est en effet centrée sur le personnage d’un gamin traumatisé par la mort de ses parents, dont il se sent responsable, et pour lequel l’anéantissement des komodos est la condition nécessaire à son deuil.

Le scénario véhicule les clichés habituels des séries B de monstres : un fléau qui survient par la faute d’un contrebandier inconséquent, un personnage de salopard intégral (Braken), déterminé à éliminer tous les témoins de l’existence des varans, un héros accusé à tort du meurtre de sa femme et que Braken soumet à un chantage, une jolie psy qui finit par tomber sous le charme du héros. Le personnage du jeune garçon est plus original. Celui-ci n’hésite pas à mener cavalier seul  pour s’improviser chasseur de reptiles. Animé d’une hargne vengeresse vis-à-vis des komodos qui ont massacré ses parents, il élabore, seul, des techniques très sophistiquées pour les tuer, et pousse la symbolique jusqu’à leur arracher le cœur.

Outre la cadre anxiogène des marécages infestés de varans, le film bénéficie d’excellents effets spéciaux qui rendent les komodos très crédibles… Même si Lantieri a choisi de déléguer la responsabilité des effets spéciaux, on se doute qu’il s’est montré très exigent sur ce volet.

Dans le même genre : Jurassic Park, Carnosaur.

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LE MAÎTRE DU JEU

Classé sous cyberpunk,SF horrifique,Surnaturel — horrorzone @ 4 h 25 min

vignette Maître du jeuRéalisateurs : David Allen (Dave Allen) (segment « Stone Canyon Giant »), Charles Band (segment « Heavy Metal »), John Buechler (John Carl Buechler) (segment « Demons of the Dead »), Steve Ford (Steven Ford) (segment « Slasher »), Peter Manoogian (segment « Cave Beast »), Ted Nicolaou (segment « Desert Pursuit »), Rosemarie Turko (segment « Ice Gallery”). Nationalité : USA. Année : 1984. Titre Imdb : Ragewar. Autres titres français : Mestema, le maître du donjon, The Dungeonmaster.

Genre : Fantastique. Sous-genres : cyberpunk, SF-horrifique, surnaturel, heroic fantasy. Ma note : 14/20.

Synopsis : Pour délivrer sa fiancée retenue prisonnière par un sorcier, un jeune informaticien doit relever sept défis lancés par ce dernier.

Produit par Empire Pictures, Le maître du jeu mêle surnaturel, gadgets hi-tech et heroic-fantasy, dans l’esprit des jeux de rôles… et de Tron, sorti deux ans auparavant.

Chacun des sept défis donne lieu à une saynète réalisée un fidèle collaborateur de l’écurie de Charles Band, d’une durée comprise entre 3 et 5 minutes, hormis le sixième sketch, qui dépasse les 10 minutes. 

Le héros est ainsi amené à affronter successivement un géant de pierre animé image par image, des morts vivants dans une crypte, un groupe de heavy-metal, des effigies d’un musée de l’horreur qui prennent vie, un serial killer qui menace la vie de sa fiancée, un gnome qui retient celle-ci dans une caverne, puis les survivants hostiles d’un monde apocalyptique au cours d’une course de bolides futuristes à la Mad Max dans le désert. Des univers très différents, mythologiques, contemporains ou futuristes, fantaisistes ou réalistes, tenant place tantôt dans des grands espaces, dans de sombres cryptes ou en milieu urbain, sans oublier le désert plongé dans les ténèbres et éclairé de quelques feux qui sert de décor au fil rouge de l’histoire.

L’ensemble est agrémenté d’un soupçon d’érotisme – la nudité de l’héroïne et sa captivité –et de quelques idées amusantes : le mur invisible qui empêche le héros de rejoindre sa compagne, l’ordinateur intégré au brassard du héros, qui envoie également des rayons laser, l’idée de confronter Paul à son alter-ego mort-vivant.

Le concept consistant à transposer l’univers du jeu de rôles au cinéma est suffisamment original pour que l’on pardonne la faiblesse des dialogues et l’aspect quelque peu grandiloquent des joutes verbales entre le héros et le sorcier.

Dans le même genre : Tron, L’alchimiste, Metalstorm, En plein cauchemar, Le voyage fantastique de Sinbad, Waxwork, Mad Max.

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LA MAISON DES SPECTRES

Classé sous Fantômes,Surnaturel — horrorzone @ 3 h 55 min

vignette maison des spectresRéalisateur :  Kevin Connor. Nationalité : USA / Japon. Année : 1982. Titre Imdb : La maison des spectres. Titre original : The House Where Evil Dwells. Autre titre français : Fantômes à louer.

Avec : Edward Albert, Susan George, Doug McClure.

Genre : horreur. Sous-genres : maison hantée, surnaturel. Ma note : 12/20.

Synopsis : Au Japon, une famille américaine installée dans une maison qui fut, 140 ans plus tôt, le théâtre d’un fait-divers sanglant, est la proie d’une malédiction orchestrée par des fantômes.

Troisième incursion dans le registre horrifique pour Kevin Connor, après Frissons d’outre-tombe (1973) et  Nuits de cauchemar (1980). On y retrouve Doug McClure, acteur fétiche du cinéaste, qui avait joué auparavant dans Le sixième continent, Centre Terre : 7e continent, Le continent oublié et Les 7 cités d’Atlantis.

Tout le concept de La maison des spectres tient dans la transposition d’une classique histoire de maison hantée dans le cadre exotique du Japon. Car si aujourd’hui les fantômes japonais font partie du paysage du cinéma horrifique, peu de films asiatiques traversaient les frontières à l’époque. En l’occurrence, il ne s’agit pas d’une histoire de fantômes japonais vécue par des Japonais, mais par une famille américaine, mise en scène par un cinéaste britannique, qui multiplie les séquences d’exotisme « carte postale » : la vieille chaumière à flanc de coteau et son jardin, la fête locale, le vieux moine en costume, le fabriquant de masques de théâtre No, la pêche à la barrique par des plongeuses, la musique traditionnelle, les rues de Tokyo et ses enseignes, l’exorcisme shinto, et évidemment le personnage du samouraï vengeur… Seul un film non japonais peut égrener autant de clichés exotiques sur le Japon, sur une trame d’ailleurs bien plus occidentale qu’orientale.

L’histoire est très prévisible. Dès lors qu’il nous est précisé que le frère de Ted est célibataire, on se doute que les personnages vont être amenés à rejouer le drame originel. Pour gommer son caractère trop évident, le scénario imagine des confrontations entre Ted et la fantôme, qui ne s’insèrent guère dans la cadre de la malédiction, tandis que se multiplient de façon répétitive les dissensions au sein du couple.

En fin de compte, on ne sait quel est le but que poursuivent les fantômes. Leurs âmes seront-elles libérées dès lors qu’ils auront réussi à reproduire le drame originel ? La connivence entre les fantômes, ennemis de leur vivant, est également assez déroutante. 

Restent les scènes d’horreur, rares mais marquantes (bras tranché, décapitations spectaculaires au sabre), qui ouvrent et closent le film, et surtout l’attaque, aussi surréaliste qu’inattendue, de la fillette du couple par des crabes géants, qui s’insère dans la logique du scénario.

Dans le même genre : Spirits, Amityville, la maison du Diable, Shining, Sept jours à vivre, Trauma, Sortilèges.

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METAL MONSTER

Classé sous Psycho-killer — horrorzone @ 3 h 35 min

vignette Metal MonsterRéalisateur : Christopher Cain. Nationalité : USA. Année : 1990. Téléfilm. Titre Imdb : Wheels of Terror.

Genre : thriller. Sous-genre : psycho-killer. Ma note : 12/20.

Synopsis : Une conductrice de bus scolaire prend en chasse un pervers qui a enlevé sa fille à bord de sa voiture.

Christopher Cain (Le proviseur, Young Guns) propose une variation sur le thème de la voiture tueuse, dans le sillage de Duel et de son ersatz Enfer mécanique, qui proposait déjà l’idée des enfants traqués par un bolide. Même si ici, la voiture est conduite par un pédophile – dont on ne verra jamais la silhouette – Metal Monster a forcément un goût de déjà-vu, accentué par le choix des décors désertiques qui servent de cadre à la course-poursuite. Les Duel-like n’étant cependant pas si nombreux, on peut encore prendre plaisir à suivre ce film.

Le scénario est construit en deux temps. Après une première partie marquée par l’enlèvement de plusieurs enfants de la bourgade par le psychopathe, le film se transforme, à partir du moment où l’héroïne assiste au kidnapping de sa propre fille alors qu’elle conduit le bus, en une course-poursuite non-stop marquée par de nombreuses cascades – dont un passage du bolide au bus, à pleine vitesse, effectué par la fillette !

Si le téléaste met le paquet sur l’action dans la seconde moitié, il prend aussi le temps  de ménager quelques passages de pur suspense, lorsqu’il filme les enfants qui sortent du bus vus depuis la voiture du prédateur, ou l’attente interminable du bus au passage à niveau tandis que la voiture se rapproche.

A côté des clichés (la police qui n’est jamais présente quand il le faut et qui ne prend pas les témoignages de Laura au sérieux) et de nombreuses invraisemblances (l’idée bien pratique du bus doté d’un moteur qui lui permet de rivaliser avec la vitesse d’un bolide, la voiture de l’assassin, que seule l’héroïne semble remarquer, la réapparition de la voiture après sa première chute dans le ravin), le seul défaut vraiment gênant du téléfilm tient à son utilisation abusive de ralentis qui, lorsqu’ils dépassent la minute, donnent vraiment envie de passer la bande en accéléré.

Dans le même genre : Enfer mécanique, Duel, Phantom.

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FOLIE MEURTRIERE

Classé sous Psycho-killer,slasher — horrorzone @ 3 h 12 min

vignette Folie meurtrièreRéalisateur : Paul Winters. Nationalité : USA. Année : 1989. Titre Imdb : Folie meurtrière. Titre original : Freeway Maniac. Autres titres français : Freeway Maniac, Motor Killer, Breakdown.

Genre : horreur. Sous-genre : slasher, psycho-killer. Ma note : 7/20.

Synopsis : Un tueur psychopathe, lancé à la poursuite d’une jeune actrice, multiplie les meurtres sur le tournage du film de SF dont elle est la vedette.

Folie meurtrière est le premier film réalisé par Paul Winters, qui en est également coproducteur. Après une série TV documentaire sur les courses de deux-roues, un obscur direct-to-video, Street Smarts Video, dont la courte durée (50 min) donne à douter qu’il s’agisse d’un film de fiction, et la captation d’un spectacle de stand-up du comédien humoriste Skip Stephenson, Winters revient au cinéma au début des années 2000, avec la série B d’action The Homecoming of Jimmy Whitecloud (2001) et le western Nate and the Colonel (2003), puis dans les années 2010 avec le western horrifique Cowboy Zombies (2013), des films peu vus. Sur la plupart des œuvres qu’il a tournées, Winters intervient également en tant que producteur, et/ou monteur, scénariste, acteur. Dans Folie meurtrière, il joue le petit rôle de l’assistant-réalisateur du film dans le film.

James Jude Courtney, qui interprète le personnage du psychopathe, trouvait là son premier rôle au cinéma, après avoir exercé en tant que cascadeur sur la série Commando Viêt-nam. La même année, il  apparaît dans trois épisodes du soap-opera Côte Ouest, puis joue, en 1992, un rôle ponctuel dans la série Les enquêtes extraordinaires. A partir de 1994, il alterne ses activités de comédien avec des participations à d’autres films en tant que cascadeur ou coordinateur de cascades. Si désormais la plupart des personnages qu’il incarne sont des personnages innommés, il trouve tout de même deux autres rôles de premier plan, dans le court-métrage d’action Firearm (1993) et dans le thriller érotique Access Denied (1996) – deux films peu vus -, et des seconds rôles dans le drame chicano …And the Earth Did Not Swallow Him (1995) et le direct-to-video d’action The Killing Grounds (1998). En tant que cascadeur, outre Commando Viêt-nam, il a également travaillé sur la série Babylon 5, sur le thriller horrifique The Nurse (1997) et le thriller « de Maison blanche » Pouvoir absolu (1997). Loren Winters (fille du réalisateur ?), qui joue le personnage de Linda, et par ailleurs coproductrice du film, n’a quant à elle participé à aucun autre film.

Folie meurtrière n’a jamais été distribué en France avant 1999.

Le seul élément un peu original de ce film à la trame ultra basique réside dans le fait que le psycho-killer sévit sur le tournage d’un film.

Le métrage s’ouvre sur le meurtre par Arthur, alors petit garçon, de sa mère et son père (ou beau-père ?) qu’il vient de surprendre en plein ébats. Devenu adulte, Arthur s’échappe de l’hôpital psychiatrique où il était interné (après une chute de 20 mètres qui ne lui a occasionné aucune blessure !) et croise la route de Linda, une jeune actrice qui parvient à lui échapper après l’avoir blessé. Mais évidemment, le psychopathe, à nouveau interné, ne vit plus que dans le but de retrouver celle-ci, qui a eu la mauvaise idée de révéler au cours d’une interview télévisée à quel endroit allait être tourné le film dont elle est la vedette. Evidemment, notre psychopathe parvient à nouveau à s’échapper, afin de se rendre sur le site du tournage, en plein désert américain, semant la terreur sur son chemin : il règle ainsi leur compte aux occupants d’un pick-up qui lui a grillé la priorité, au terme  d’une course-poursuite à la Duel, à deux tourtereaux qui ne l’ont pas pris en stop, et à un couple de campeurs qui l’ont surpris à leur piquer leurs vivres, mais laisse la vie sauve à une vieille femme qui lui a dit qu’il était « joli garçon » ! Une fois parvenu sur le site du tournage, il trucide plusieurs techniciens et le producteur, avant de s’attaquer à celle qui est sa cible…

L’ennui, c’est qu’on ne croit guère à ce personnage de psycho-killer au look de Rambo, chargé à outrance, qui mange un serpent cru qu’il vient de tuer, et même des fourmis ! Par ailleurs, les scènes de meurtre (à la tronçonneuse, au piolet) sont pour la plupart filmées hors-champ, tandis que le final, visuellement incompréhensible, fait flop.

On ne trouvera guère à se consoler que par les amusantes séquences du tournage du film dans le film – un nanar de SF d’une réjouissante ringardise -, et par la bonne bande-son électronique hi-NRG qui accompagne certaines séquences.

Dans le même genre : Mirage.

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LES MÂCHOIRES DE LA MORT

Classé sous film de requins,horreur écologique — horrorzone @ 2 h 14 min

vignette Mâchoires de la mortRéalisateurs :  Harry Kerwin, Wayne Crawford. Nationalité : USA. Année : 1978. Titre Imdb : Barracuda. Autre titre français : Barracuda.

Avec : Wayne Crawford, Roberta Leighton, Jason Evers, Cliff Emmich, William Kerwin.

Genre : thriller. Sous-genre : horreur écologique, film de requins. Ma note : 13/20.

Synopsis : Un jeune biologiste, aidé par le shérif et sa fille, enquête sur les activités d’une usine chimique qui pourraient être liées à une recrudescence inexpliquée des attaques de barracudas dans une station balnéaire de Floride.   

S’inscrivant dans la lignée des films d’attaques d’animaux aquatiques engendrés par le succès des Dents de la mer, sorti trois ans plus tôt, Les mâchoires de la mort est le film le plus connu de Harry Kerwin, réalisateur de films d’exploitation tels que la comédie criminelle sexploitation My Third Wife, George (1968), le survival Tortionnaires (1975), le rape & revenge Le justicier solitaire (1977) et la comédie de pom-pom girls Cheering Section (1977). Le réalisateur apparaît ici dans un petit rôle – celui d’un des agents du gouvernement.

Wayne Crawford, qui interprète le personnage principal, est également crédité comme coscénariste et coproducteur, comme c’était déjà le cas sur Tortionnaires, Le justicier solitaire et Cheering Section, les trois précédents films de Kerwin. Il a également réalisé les scènes sous-marines du film. Il a par la suite coécrit et coproduit la teen-romantic-comedy Valley Girl (1983) de Martha Coolidge, qui va marquer le début d’une longue collaboration avec Andrew Lane, avec lequel il coproduira le film de zombies post-apocalyptique La nuit de la comète (1984), puis le film d’aventures Jake Speed (1986) réalisé par Lane et où Crawford joue le rôle titre, et le film d’horreur religieux de Jeffrey Obrow Servants of Twilight (1991). Créateur de la série TV Okavango: The Wild Frontier (1993), Crawford a également réalisé plusieurs films, dont le film d’attaque animale Reptiles aka Snake Island (2002).

Dans le rôle du shérif, on retrouve William Kerwin, le frère du réalisateur, qui s’était illustré en jouant les rôles principaux dans les films-culte de Herschell Gordon Lewis Blood Feast et 2000 Maniacs !

Des plongeurs déchiquetés par des barracudas, des centaines de poissons morts retrouvés échoués sur la plage, et comme par hasard la présence à proximité de la tranquille station balnéaire d’une usine chimique dirigée par un magnat qui s’oppose vigoureusement au prélèvement par Mike, le jeune biologiste, d’échantillons d’eau de mer au débouché de ses installations… Les mâchoires de la mort s’annonce, dans sa première moitié, comme une variation classique sur le thème de l’horreur écologique. On imagine alors, comme Mike, et le shérif et sa fille qui le soutiennent dans sa démarche, que le seul méfait de l’industriel est de chercher à dissimuler la nocivité des rejets de l’usine, qui contribueraient à exacerber l’agressivité des barracudas… Même si quelques éléments inhabituels – la présence sur les lieux de soi-disant promoteurs aux activités interlopes, l’inexplicable agressivité qui gagne les habitants – ne semblent pas trop cadrer avec le canevas habituel, on n’y prête pas trop attention sur le moment…

Mais au fil de leurs investigations, Mike, d’une part, et Floyd, le journaliste local d’autre part, finissent par découvrir que les origines du fléau dépassent de loin la seule négligence écologique, et le récit d’horreur écologique bascule alors de façon inattendue dans la seconde moitié du film vers le thriller conspirationniste. [spoilers] Les meurtres ne sont alors plus commis par les barracudas mais par les mystérieux « men in black » que le film nous a montrés dès le début du film, mais dont on ne pouvait alors imaginer le rôle qu’ils allaient tenir dans l’histoire. L’agressivité des habitants, qu’il était jusque là difficile de relier avec celle des barracudas, finit ainsi par trouver une explication. Reste que le lien entre l’expérience menée par le gouvernement et les activités de l’usine demeure assez obscur. L’usine donne l’impression d’être surtout un prétexte utilisé pour nous faire croire, durant la première moitié du film, à une pollution industrielle, avant que scénario  ne l’intègre de façon artificielle, dans la seconde moitié, comme complice du projet du gouvernement. [spoilers]   

Ceci dit, le récit suffisamment bien mené pour qu’on ne se rende compte de ces quelques failles scénaristiques qu’après coup.

La musique de Klaus Schulze accompagne très efficacement les séquences sous-marines. Par contre, les ondulations sonores, répétées ad-lib dans la seconde moitié du film, finissent par se révéler lassantes.

Dans le même genre : Pulsions homicides, Piranha, Les dents de la mer.

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28 février 2016

THE DOOR WAY… TO HELL

Classé sous Maison hantée,Surnaturel — horrorzone @ 4 h 47 min

vignette The Door WayRéalisateur : Michael B. Druxman. Nationalité : Irlande / USA. Année : 2000. Titre Imdb : The Doorway.

Avec : Roy Scheider, Lauren Woodland, Christian Harmony, Suzanne Bridgham, Don Maloney.

Genre : horreur. Sous-genres : maison hantée, surnaturel. Ma note : 6/20.

Synopsis : Quatre étudiants emménagent dans une maison isolée, qui se révèle habitée par des forces démoniaques.

The Door Way… To Hell est le deuxième et dernier film réalisé à ce jour par Michael B. Druxman, 36 ans ( !) après Genesis, un film peu vu qu’il avait lui-même écrit et produit. Entre temps, il a travaillé comme attaché de presse, avant de s’orienter, à partir du début des années 90, vers l’écriture. Il a notamment participé aux scénarios du film de SF post-apocalyptique BattleQueen 2020 (2001) et de plusieurs productions de Roger Corman : le  western télévisuel Cheyenne Warrior (1994), le film de gangsters Dillinger and Capone (1995), le film de SF Nightfall (2000), le film de monstres Raptor (2001), le slasher surnaturel Demon Slayer (2004), et le présent film, également produit par Corman.

Le vieux routier Roy Scheider (French Connection, Les dents de la mer, Marathon Man, Que le spectacle commence) est ici entouré de jeunes acteurs qui n’ont guère trouvé de meilleur rôle dans leurs courtes carrières respectives, hormis Lauren Woodland, qui interprète le personnage de Tammy. Actrice active depuis l’âge de 7 ans, elle a surtout joué pour la télévision, incarnant des personnages récurrents dans les séries Alien Nation, Brooklyn Bridge, Sunset Beach et, postérieurement au présent film, Les feux de l’amour, dans lequel elle tournera durant cinq ans. Au cinéma, elle n’est apparue que dans huit films assez peu connus, dont quatre films d’horreur ; outre le présent film, elle était dans The Eleventh Commandment (1986), Body Count (1987) et Rock-A-Die Baby (1989), trois films obscurs où elle incarnait des personnages de fillette.

La maison, située en Irlande, qui sert cadre à l’histoire, avait déjà utilisée pour Aux portes de l’enfer (1999), une autre production de Roger Corman.

C’est toujours un peu triste de voir un acteur de renom finir sa carrière dans des productions de seconde zone. Car, hormis pour payer ses impôts, on ne voit guère pour quelle raison artistique Roy Scheider a pu accepter de se compromettre dans cette variation peu inspirée sur le thème de la maison hantée.

Cette fois, il s’agit d’une maison dont l’un des anciens propriétaires était un adepte de la magie noire. Les manifestations surnaturelles ne tardent donc pas à se multiplier : une main griffue qui se balade sur l’épaule de Susan alors qu’elle prend sa douche (prétexte à une scène de nudité), les poupées de Tammy retrouvées dans des positions obscènes, et des phrases tout aussi obscènes dont Owen retrouve parsemé le mémoire qu’il saisit sur son ordinateur – difficile de faire moins spectaculaire comme manifestations démoniaques ! -, puis l’apparition à Owen d’un démon femelle en lévitation dans la cave, des vers qui débordent d’un tiroir, Rick soudain possédé par un démon tandis qu’il fait l’amour à Susan (prétexte à une scène de sexe sauvage). L’apparition de la succube aux quatre occupants achève de les convaincre que la maison est bien hantée et les décide à appeler à la rescousse un vieux prof d’université spécialisé en parapsychologue (Roy Scheider), dont la secrétaire s’avère être le portrait craché de la succube. Et pour cause : elle est une descendante de la famille qui a habité le manoir ! Sacrée coïncidence n’est-ce pas ? Tout ce petit monde se donne donc rendez-vous au manoir pour découvrir que la cave donne sur une porte de l’enfer. Le prof incarné par Roy Scheider – pourtant tête d’affiche – est tué prématurément, au cours d’une scène gore d’ailleurs fort peu convaincante (un démon lui arrache le visage sans même qu’il ne se débattre ni pousse le moindre cri !)

Le scénario, qui possédait encore jusque là une certaine cohérence, part ensuite à vau l’eau, comme dépourvu de fil conducteur. Lydia, la secrétaire du docteur, disparaît provisoirement de l’histoire, on ne sait pas trop pourquoi, avant de revenir prêter main forte aux jeunes gens. Entre temps, le proprio et un policier amené sur les lieux par les étudiants se sont fait happer les entrailles de la maison, Rick s’est à nouveau retrouvé investi par l’esprit du démon (pourquoi ça ne tombe que sur lui au fait ?) et menace désormais ses compagnons, tandis qu’un démon masculin au visage boursouflé a fait son apparition…

Si le scénario finit par tourner à vide, la crédibilité du film est de toute façon ruinée dès le départ par la tonalité de son interprétation et de ses dialogues. Les jeunes gens passent en effet leur temps à échanger des répliques de mauvaise sitcom, et leurs réactions face aux forces surnaturelles donnent parfois l’impression d’assister non pas à un film d’horreur mais à un épisode de Scoubidou. Or le film ne semble pourtant pas chercher à jouer la carte de la comédie. Par ailleurs, la moue de l’acteur qui interprète le personnage d’Owen s’avère assez vite horripilante.

Bref, on ne croit pas un instant à cette histoire ni à ses personnages, si bien que le film a tôt fait de susciter lassitude et ennui.

Dans le même genre : Aux portes de l’enfer (Mitch Marcus), Le couloir de la mort, Night of the Demons.

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